Le graphique de l'indice DAX
par Coralie Lamarque
Les Bourses européennes ont terminé en hausse vendredi, le CAC 40 reprenant quelques couleurs après sa forte chute de la veille, tandis que les marchés assimilent la série de données économiques et le discours du président de la Fed pour ajuster leurs perspectives.
À Paris, le CAC 40 a gagné 0,98% à 8.401,18 points, après avoir dégringolé de 1,68% jeudi sur fond de craintes liées au début budgétaire.
À Francfort, le Dax a avancé. de 0,82% et à Londres, le FTSE 100 a pris 0,29%.
L'indice EuroStoxx 50 a progressé de 1,04%, le FTSEurofirst 300 de 0,53% et le Stoxx 600 de 0,55%.
Sur la semaine, le Stoxx 600 s'est octroyé 0,19% et le CAC 40 a perdu 0,98%.
Alors que cette journée marque les six mois de conflit au Moyen-Orient et dont les répercussions sont nombreuses sur les marchés, les investisseurs suivaient avec intérêt le discours du président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Kevin Warsh, lors du symposium de Jackson Hole, dans le Wyoming.
À cette occasion, Kevin Warsh s'est montré plus proche que jamais de reconnaître que des hausses des taux d'intérêt pourraient être nécessaires pour atténuer les pressions sur les prix.
Au gré de ces déclarations, les opérateurs ont réévalué leurs prévisions, tablant désormais sur une probabilité d'environ 50% d'une hausse des taux lors de la réunion de la Fed des 15 et 16 septembre, contre environ 40% plus tôt dans la journée de vendredi.
En plus du discours de Kevin Warsh, les opérateurs ont fait face à une salve de données économiques de fin du mois, montrant notamment en France que l'inflation s'est accélérée en août, tandis que la croissance a stagné de façon inattendue au deuxième trimestre et que le PIB au précédent trimestre a été révisé à la baisse.
L'Insee explique dans un communiqué que ces révisions reflètent la prise en compte de la situation encore plus dégradée que prévu de la production agricole, ainsi que des prix dans les services marchands plus dynamiques qu’anticipés.
"L’économie française n’est pas en récession, mais elle s’en est dangereusement rapprochée au premier semestre. La révision à la baisse du PIB confirme l’essoufflement de l’activité et rend les objectifs budgétaires du gouvernement encore plus difficiles à atteindre", a déclaré Charlotte de Montpellier, économiste senior chez ING France, dans une note.
VALEURS
Le compartiment européen de l'automobile a enregistré la meilleure performance sectorielle, avec un gain de 2,48%, tandis que Renault a terminé en hausse de 3,62% et en tête du CAC 40.
Le groupe de construction autrichien Strabag (STRV.VI) a bondi de 15,75%, à la suite d'une révision à la hausse de ses prévisions annuelles.
Ackermans & Van Haaren a grimpé de 8,2% après avoir publié ses résultats du premier semestre et relevé son objectif de croissance du bénéfice net.
À WALL STREET
À l'heure de la clôture en Europe, le Dow Jones avance de 0,13%, tandis que le Standard & Poor's 500 cède 0,03% et que le Nasdaq Composite recule de 0,23%.
LES INDICATEURS DU JOUR
En France, l'inflation harmonisée selon les normes européennes (IPCH) a accéléré à 2,7% en août sur un an, montrent les données préliminaires publiées vendredi par l'Insee, après +2,4% en juillet.
La croissance française a quant à elle stagné (0,0%) au deuxième trimestre, selon les chiffres définitifs publiés vendredi par l'Insee, s'agissant d'une révision à la baisse de la première estimation du produit intérieur brut (PIB).
Toujours en France, l'emploi salarié privé, hors Mayotte, a reculé de 0,1% au deuxième trimestre, comme prévu, selon les données consolidées publiées vendredi par l'Insee.
Les dépenses de consommation des ménages en biens en France ont progressé de 0,5% sur un mois en juillet, montrent les données publiées vendredi par l'Insee, alors que les économistes interrogés par Reuters s'attendaient à une stabilité (0,0%).
En zone euro, le sentiment économique s'est amélioré plus que prévu en août, l'indice ressortant à 98,4 ce mois-ci, contre 97,1 en juillet (révisé de 96,9), alors que les analystes interrogés par Reuters attendaient un chiffre de 97,5.
Aux États-Unis, le moral des ménages s'est dégradé moins que prévu en août, l'indice de l'enquête mensuelle de l'Université du Michigan s'établissant à 51,7 après 51,0 en première estimation et 55,2 en juillet, tandis que les économistes et analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre de 51,0.
CHANGES
Le billet vert s'apprécie au gré du discours du président de la Fed, face à l'éventualité accrue de hausses des taux d'intérêt pour faire face à l'inflation.
Le dollar gagne 0,40% face à un panier de devises de référence, tandis que l'euro perd 0,45% à 1,1599 dollar.
TAUX
Outre-Atlantique, alors que les opérateurs ont accru leurs anticipations en faveur d'une hausse des taux d'intérêt à la suite des déclarations de Kevin Warsh, le rendement des Treasuries à deux ans grimpe de 9,5 points de base à 4,3269%. Le dix ans avance de 3,2 points de base à 4,7041%.
Outre-Rhin, le rendement du Bund allemand à dix ans a pris 0,6 points de base à 3,2796%. Le deux ans affiche 0,2 points de base à 2,8932%.
PÉTROLE
Les cours pétroliers s'apprêtent à clore la semaine sur une baisse hebdomadaire, face à l'augmentation inattendue des flux transitant par le détroit d'Ormuz, tout en gardant à l'esprit l'impasse diplomatique entre les États-Unis et l'Iran.
Le Brent lâche 0,42% à 89,32 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) abandonne 0,41% à 83,19 dollars.
Sur la semaine, le Brent se dirige vers une baisse de 5,2% et le WTI de 4,4%.
À SUIVRE LUNDI 31 AOÛT :
LA SITUATION SUR LES MARCHÉS
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Coralie Lamarque, édité par Benoit Van Overstraeten)

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